| 1 | ||
| Donc au puce on trouve moult clystères, pourquoi ? Avant ils faisaient la
sentinelle chez lapothicaire comme lextincteur chez le garagiste, mais ils se
déballonnent ces pharmaciens, on pourrait gloser la dessus mais méprisons pour le
principal : donc le clystère dans le bric a brac du broc est devenu un nanar pléthorique
et invendable. Et comme vous commencez peut être à en avoir la prescience (si vous
pensiez infuse cest que vous suivez bien) quand jentends le mot
nanar non seulement je me sens concerné, mais il marrive même de
sortir mon porte-monnaie. Celui ci est cabossé vous avez pas mieux fourbi ? à la fin mon broc de demander un seau deau à sa voisine la marchande de crêpe de la braderie et moi dessayer si on veut pas me refiler un rossignol qui refoule du piston. enfin jen trouve un propre à lemploi, le jet est net par-devant et sans retours insinuants sur mon bénard : Tope là, je conclue. Et me voilà à tartariner avec le clalibre sur lépaule et nom de dieu il y avait retour sur investissement déjà : il naurait même pas échappé à levi strauss que la propriété de lobjet avait le pouvoir de me rendre beau : il laurait bien vu dans le regard éperdu des femmes. regards que je buvais, naturellement. |
||
| 2 | ||
| Bon comme tout lasse, loutil vint grossir le mont dobjets qui me
tiennent chaud quand jai le bourdon, ceux la que jétreins dans ma
chambre et qui me font faire des voyages au pays des hyperboréens : une baïonnette de 14
et son masque à gaz, un haricot dhosto émaillé blanc ébréché noir, des
goldoraks écornés en habit de lumière, un PC 486 plus jaunasse quun calbut
de 8 jours, internet, et vous enfin, ultime produit de ses délicats tripes et
boyaux
que des merveilles comme je vous en convinct ! Concomitamment ; enfin je veux dire passablement longtemps après, car le monde nest pas si bien fait que ça, faut rien exagérer, voilà que, comme dirait malraux, tout se transforme en destinct. Donc javais une copine ; holà ! plutôt une fille que je connaissais : car on se méprisait cordialement. Mais on était poli, on véhiculait les commodités du matin : bjour ! (locdu), lut (vieille pute). Car a mon avis fort impartial, cen était une fieffée par droit canon, et au sien vipérin jétais le plus pur gros con au tableau de mendeleiev. Rideau. Nous navions rien de commun, mais la vie nous forçait matin à plonger la tête dans le même seau : bjour ! (loquedu), lut (vieille pute) etc. |
||
| 3 | ||
| Un jour malraux voulu que je sois vengé, je vous laisse juge : Elle, goguenarde : je déménage jai besoin de gros cons pour descendre mes gros objets moi : (jai un bon sens de la répartie, mais toujours longtemps après coup) heu et comment ça taider ? heu et pour rien ? elle : ha parce que toi faut te payer ? combien ?.. pas cher : vu que tes pas très costaud moi : heu dabord largent ne mintéresse pas elle : ha bon et tu le ferais pour quoi donc ? et me viens le mot sur lequel on peut pas surenchérir : un lavement ! ça navait rien de mal tà propos dans notre commerce. on se quitte comme dab après quelle mait demandé si cétait à moi quelle devait faire le lavement. Chment marrant ! |
||
| 4 | ||
| Les jours passent, et la mettent aux abois. Une sorte de déménagement
à la cloche de bois. dans lurgence comme disent les artistes : ça
lui pelait le cul de faire appel à des professionnels et des déménageurs amateurs lui
avaient fait faux bons, qqchose comme ça. Un patacaisse de circonstances sétaient
effondré sur ses reins. Bien fait. Elle : chuis dans la merde, 2000F pour me déménager mon studio. Demain. Moi : nan (tfaire foute salope) Elle : ha oui cest vrai, largent tintéresse pas. Tavais dit que je devais te faire quoi exactement ? Moi : tout du contraire, moi jai pas besoin de déménager que jy réponds (tac !) Elle : ha cest moi qui dois quoi exactement ? Moi : (te dégonfle pas me hurle malraux) UN LAVEMENT, jy dis (tac !) |
||
| 5 | ||
| Elle : tes sérieux ? pis me faisant croire que cest elle en définitive qui ferait laffaire "après tout je men fouts. daccord" puis se ravisant : " mais seulement un lavement" Là il faut pas comprendre 1 seul mais pas 2 ni même qqchose comme jembrasse pas comprenez plutôt : yaura que du zinc entre nous ! Comme si jeanne darc en armure avait relevé son dernier défi :
"dac, mais jenlève keud"
|
||
| 6 | ||
| Le marché de se conclure connement : à demain 7h30 rue..
tel
je note avec application pour me donner une contenance, cest elle
quavait encore tout laplomb. Le soir chez moi jétais comme pris de vertige, malraux nétait vraiment quun tordu : caisse qui me prouve quelle va pas me rire bêtement à la figure une fois tout son fourbi rendu ? "haha le pove con il la cru" je me voyais déjà gros jean en fines tranches persillées Je lui téléphone. On sarrête sur quelques précautions, mais je tairais ici cette misérable cuisine qui lempêcherait à coup sûr de me faire chocolat en fin de journée. Donc le contrat était ficelée comme un rôti. jamais je me souviendrais aussi bien avoir mis mon réveil un vendredi pour le lendemain à 7 heure. régler son réveil cest comme déjà prende une bouffée du lendemain : ...ben putain ! |
||
| 7 | ||
| les déménagements cest la moisson du citadin : sueur, bière et main
au cul. Là, cétait toussaint : jour des fleurs qui puent et des cartons
qui se jettent dans vos bras tout lourds et tout froids. cubiques. A un moment je me suis
dit (oui à moi seul) : assez déconné ma poule, allez on se casse, malraux y finira
tout seul le boulot. mais chais pas, ce jour là yavait comme un coup de vice. Elle la sentu, elle la sentu que je me sentais défaillir. Mauvaise passe. Puis je ne sais par quel hormonal salamalec jai repris le dessus, et méchamment. en fait si, je le sais bien, cest la machine à laver : "Bon, pour la machine à laver : il est temps !" quelle mavertit. elle a eu les foies de rester avec. Il était temps avant que je flanche : le reste elle pourrait le faire elle-même, juste avant que je déclare forfait : la bonne affaire. Vous savez quy a un lest en béton dans une machine à laver ? là faut me prêter main forte. Pas question. Elle aurait dû, pour la suite jaurais molli : mais tout, tout pour mes rognons ! |
||
| 8 | ||
| Jai faillis mourir écrasé dans les escaliers. à un moment donné
jétais coincé dans un virage, pas passaran que je me dis, merde !
merde ! merde ! ...si je survis ; tout son compte quelle en aura, tout son compte ! je le jure ! je le sacrais chevrotant avec le harnais qui me cisaillait le cou : tout ! à fond ! et les tendons prêt à péter comme à jésus jarrive en bas. javais pus quune rognure de dos mais malraux avait gagné : passaran ! sacré malraux. A partir de là jétais fier comme si javais un bar tabac à pampelune. les cartons y volaient comme des cartouches de clope. et pour madame caisse que ça sra ? facile : hop ! |
||
| 9 | ||
| je me permettais même quelques libertés. Par exemple elle était en vieux jogging je vous lai pas dit ? javais une copine, une vraie celle là, avec qui je joggais à vincennes, en semaine quand yavait pas personne. elle avait plusse de mollet que moi, je men aurais félé l'aorte quand elle me baissait son sac à prout à 10 mètre devant, me montrant son joufflu tout suant dans le petit trot... du pot pour elle qu'y avaient mes clopes entre nous sinon ! Jai des plaisirs simples, cest facile de me contenter. Voilà ce quelle me disait. Et cest bien vrai. mais voilà, un jour ya malraux et son destinct qui se mettent sur votre cheminct et vous voyez le malraux se changer en chaman cul nu qui toudincou ne veut rien que de vous embabouiner en pompelard du vice !
|
||
| 10 | ||
| Bref même le jour le plus long à une finct. La copine me demande et doù quon va, ou qqchose dapprochant, moi je comprends on va chez toi ou chez moi ? nan mais tes pas folle que jy dis ? (ho !? mais ho ! mais où c'est quelle perche dans sa tête elle ?) mais chez toi cette question ! Javais roulé ma seringue dans du papier kraft comme un vrai tueur à ray ban. pas question de faire le fier à 7 heure du mat. Ouais cest sa faute à la société si on manque destomact à 7 heure là, pasque moi ya pas si longtemps jétais encore au régime dunkerquois : rollmops à la crème et heineken, jétais un homme pas un parisien
|
||
| 11 | ||
| Plus vite chauffeur ! Oui je sais, je file mes métaphores avec de plus en plus débriété, je sais ce que vous vous dites "c'est un poivrot et on va finir le nez dans un fossé, y nous promène comme des gamins : encore une histoire de loups et de fantômes quon verra jamais" jamais y nous conduira proprement à : donc elle se mit à 4 pattes au milieu du living de son appartement désert, puis il fit tiédir le litre entamé de son lait UHT qui restait dans son frigo du matin, et après que son clysoir ait tout sifflé comme un petit veau, zip il lui baissa le vieux jogging et Ny comptez pas ! VESOUL : tout le monde descend : dehors bande de dégueulasses ! dehors ! ou je fonce sur le platane là et je vous tue tous ; vieux, femmes, enfants ; tous ! comme clint eastwood : pan & pan ! vade retro bande de polonais et de portoricains ! raclures du pape ! pouilleux de catholiques !
|
||
| 12 | ||
Ce que pourrait vous dire le protestant d'internet que je suis, cest quy faut drôlement en vouloir à son proprio pour déclarer en remontant dans son appartement vide "après tout jen ai plus rien a foutre de tous ces parquets" moi ça ma galvanisé et je fus définitivement pris dune folie inoxydable et clysthérique. et quand elle ma jeté son dernier regard éperdu par dessus lépaule jai bien vu que pour la première fois elle mavait trouvé beau. Et quand jai introduit la clef pour faire jouer la fermeture 3 points, jai pensé sans ciller : vive malraux ! |
||