plage.GIF (7960 octets)

chez toi ou chez moi ?

En fait si la semaine dernière je vous causais de pompe à cul en zinc, c’était sans malice : enfin je veux dire que je n’avais pas d’intention aucune de vous resservir le bouillon pointu. c’est vous qui avez insisté. je l'ai bien remarqué

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1
Donc au puce on trouve moult clystères, pourquoi ? Avant ils faisaient la sentinelle chez l’apothicaire comme l’extincteur chez le garagiste, mais ils se déballonnent ces pharmaciens, on pourrait gloser la dessus mais méprisons pour le principal : donc le clystère dans le bric a brac du broc est devenu un nanar pléthorique et invendable. Et comme vous commencez peut être à en avoir la prescience (si vous pensiez ‘infuse’ c’est que vous suivez bien) quand j’entends le mot ‘nanar’ non seulement je me sens concerné, mais il m’arrive même de sortir mon porte-monnaie.

Celui ci est cabossé vous avez pas mieux fourbi ? à la fin mon broc de demander un seau d’eau à sa voisine la marchande de crêpe de la braderie et moi d’essayer si on veut pas me refiler un rossignol qui refoule du piston. enfin j’en trouve un propre à l’emploi, le jet est net par-devant et sans retours insinuants sur mon bénard : Tope là, je conclue. Et me voilà à tartariner avec le clalibre sur l’épaule et nom de dieu il y avait retour sur investissement déjà : il n’aurait même pas  échappé à levi strauss que la propriété de l’objet avait le pouvoir de me rendre beau : il l’aurait bien vu dans le regard éperdu des femmes. regards que je buvais, naturellement.

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2
Bon comme tout lasse, l’outil vint grossir le mont d’objets qui me tiennent chaud quand j’ai le bourdon, ceux la que j’étreins dans ma chambre et qui me font faire des voyages au pays des hyperboréens : une baïonnette de 14 et son masque à gaz, un haricot d’hosto émaillé blanc ébréché noir, des goldoraks écornés en habit de lumière, un PC 486 plus jaunasse qu’un calbut de 8 jours, internet, et vous enfin, ultime produit de ses délicats tripes et boyaux… que des merveilles comme je vous en convinct !

Concomitamment ; enfin je veux dire passablement longtemps après, car le monde n’est pas si bien fait que ça, faut rien exagérer, voilà que, comme dirait malraux, tout se transforme en destinct.

Donc j’avais une copine ; holà ! plutôt une fille que je connaissais : car on se méprisait cordialement. Mais on était poli, on véhiculait les commodités du matin : b’jour ! (locdu), l’ut (vieille pute). Car a mon avis fort impartial, c’en était une fieffée par droit canon, et au sien vipérin j’étais le plus pur gros con au tableau de mendeleiev. Rideau. Nous n’avions rien de commun, mais la vie nous forçait matin à plonger la tête dans le même seau : b’jour ! (loquedu), l’ut (vieille pute)… etc.

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3
Un jour malraux voulu que je sois vengé, je vous laisse juge :

Elle, goguenarde : je déménage j’ai besoin de gros cons pour descendre mes gros objets

moi : (j’ai un bon sens de la répartie, mais toujours longtemps après coup) …heu…et comment ça t’aider ? … heu…et pour rien ?

elle : ha parce que toi faut te payer ? combien ?.. pas cher : vu que t’es pas très costaud

moi : heu… d’abord l’argent ne m’intéresse pas

elle : ha bon et tu le ferais pour quoi donc ?

et me viens le mot  sur lequel on peut pas surenchérir : un lavement !

ça n’avait rien de mal t’à propos dans notre commerce. on se quitte comme dab après qu’elle m’ait demandé si c’était à moi qu’elle devait faire le lavement.      Chment marrant !

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4
Les jours passent, et la mettent aux abois. Une sorte de déménagement à la cloche de bois. ‘dans l’urgence’ comme disent les artistes : ça lui pelait le cul de faire appel à des professionnels et des déménageurs amateurs lui avaient fait faux bons, qqchose comme ça. Un patacaisse de circonstances s’étaient effondré sur ses reins. Bien fait.

Elle : chuis dans la merde, 2000F pour me déménager mon studio. Demain.

Moi : nan (t’faire foute salope)

Elle : ha oui c’est vrai, l’argent t’intéresse pas. T’avais dit que je devais te faire quoi exactement ?

Moi : tout du contraire, moi j’ai pas besoin de déménager que j’y réponds (tac !)

Elle : ha c’est moi qui dois… quoi exactement ?

Moi :  (te dégonfle pas me hurle malraux) UN LAVEMENT, j’y dis (tac !)

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5
 

Elle : t’es sérieux ? pis me faisant croire que c’est elle en définitive qui ferait l’affaire "après tout je m’en fouts. d’accord"    puis se ravisant : " mais seulement un lavement"

Là il faut pas comprendre ‘1 seul mais pas 2’ ni même qqchose comme ‘j’embrasse pas’ comprenez plutôt : y’aura que du zinc entre nous !

Comme si jeanne d’arc en armure avait relevé son dernier défi :

 

"dac, mais j’enlève keud"

 

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6
Le marché de se conclure connement : à demain 7h30 rue.. tel… je note avec application pour me donner une contenance, c’est elle qu’avait encore tout l’aplomb.

Le soir chez moi j’étais comme pris de vertige, malraux n’était vraiment qu’un tordu : caisse qui me prouve qu’elle va pas me rire bêtement à la figure une fois tout son fourbi rendu ? "haha le pove con il l’a cru" je me voyais déjà gros jean en fines tranches persillées… Je lui téléphone. On s’arrête sur quelques précautions, mais je tairais ici cette misérable cuisine qui l’empêcherait à coup sûr de me faire chocolat en fin de journée.

Donc le contrat était ficelée comme un rôti.  jamais je me souviendrais aussi bien avoir mis mon réveil un vendredi pour le lendemain à 7 heure. régler son réveil c’est comme déjà prende une bouffée du lendemain    :

  ...ben putain !

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7
les déménagements c’est la moisson du citadin : sueur, bière et main au cul. Là, c’était toussaint : jour des fleurs qui puent et des cartons qui se jettent dans vos bras tout lourds et tout froids. cubiques. A un moment je me suis dit (oui à moi seul) : assez déconné ma poule, allez on se casse, malraux y finira tout seul le boulot.

mais chais pas, ce jour là y’avait comme un coup de vice. Elle l’a sentu, elle l’a sentu que je me sentais défaillir. Mauvaise passe. Puis je ne sais par quel hormonal salamalec j’ai repris le dessus, et méchamment. en fait si, je le sais bien, c’est la machine à laver :

"Bon, pour la machine à laver : il est temps !" qu’elle m’avertit. elle a eu les foies de rester avec. Il était temps avant que je flanche : le reste elle pourrait le faire elle-même, juste avant que je déclare forfait : la bonne affaire. Vous savez qu’y a un lest en béton dans une machine à laver ? là faut me prêter main forte. Pas question. Elle aurait dû, pour la suite j’aurais molli :

mais tout, tout pour mes rognons !

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8
J’ai faillis mourir écrasé dans les escaliers. à un moment donné j’étais coincé dans un virage, ‘pas passaran’ que je me dis, merde ! merde ! merde !

...si je survis ; tout son compte qu’elle en aura, tout son compte ! je le jure ! je le sacrais chevrotant avec le harnais qui me cisaillait le cou : tout !

à fond !

et les tendons prêt à péter comme à jésus j’arrive en bas. j’avais pus qu’une rognure de dos mais malraux avait gagné : passaran ! sacré malraux. A partir de là j’étais fier comme si j’avais un bar tabac à pampelune. les cartons y volaient comme des cartouches de clope. et pour madame caisse que ça sra ?

facile : hop !

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9
 

je me permettais même quelques libertés. Par exemple elle était en vieux jogging je vous l’ai pas dit ? j’avais une copine, une vraie celle là, avec qui je joggais à vincennes, en semaine quand y’avait pas personne. elle avait plusse de mollet que moi, je m’en aurais félé l'aorte quand elle me baissait son sac à prout à 10 mètre devant, me montrant son joufflu tout suant dans le petit trot... du pot pour elle qu'y avaient mes clopes entre nous sinon  !

J’ai des plaisirs simples, c’est facile de me contenter’. Voilà ce qu’elle me disait. Et c’est bien vrai.

mais voilà, un jour y’a malraux et son destinct qui se mettent sur votre cheminct et vous voyez le malraux se changer en chaman cul nu qui toudincou ne veut rien que de vous embabouiner en pompelard du vice !

 

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10
 

Bref même le jour le plus long à une finct. La copine me demande et d’où qu’on va, ou qqchose d’approchant, moi je comprends  ‘on va chez toi… ou chez moi ?’

nan mais t’es pas folle que j’y dis ? (ho !? mais ho ! mais où c'est qu’elle perche dans sa tête elle ?)

mais chez toi cette question !

J’avais roulé ma seringue dans du papier kraft comme un vrai tueur à ray ban. pas question de faire le fier à 7 heure du mat. Ouais c’est sa faute à la société si on manque d’estomact à 7 heure là, pasque moi y’a pas si longtemps j’étais encore au régime dunkerquois : rollmops à la crème et heineken, j’étais un homme… pas un parisien

 

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11
 

Plus vite chauffeur !… Oui je sais, je file mes métaphores avec de plus en plus d’ébriété, je sais ce que vous vous dites "c'est un poivrot et on va finir le nez dans un fossé, y nous promène comme des gamins : encore une histoire de loups et de fantômes qu’on verra jamais"     jamais y nous conduira proprement à : donc elle se mit à 4 pattes au milieu du living de son appartement désert, puis il fit tiédir le litre entamé de son lait UHT qui restait dans son frigo du matin, et après que son clysoir ait tout sifflé comme un petit veau, zip il lui baissa le vieux jogging et  …

N’y comptez pas ! VESOUL : tout le monde descend : dehors bande de dégueulasses ! dehors ! ou je fonce sur le platane là et je vous tue tous ; vieux, femmes, enfants ; tous ! comme clint eastwood : pan & pan ! vade retro bande de polonais et de portoricains ! raclures du pape ! pouilleux de catholiques !

 

pompacu.GIF (665 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12

… Ce que pourrait vous dire le protestant d'internet que je suis, c’est qu’y faut drôlement en vouloir à son proprio pour déclarer en remontant dans son appartement vide "après tout j’en ai plus rien a foutre de tous ces parquets" moi ça m’a galvanisé et je fus définitivement pris d’une folie inoxydable et clysthérique. et quand elle m’a jeté son dernier regard éperdu par dessus l’épaule j’ai bien vu que pour la première fois elle m’avait trouvé beau. Et quand j’ai introduit la clef pour faire jouer la fermeture 3 points, j’ai pensé sans ciller :

vive malraux !

pompacu.GIF (665 octets)